In: Divers
30 juin 2009C’est la dernière nouveauté, l’emprunt obligatoire. Evoqué par le Figaro de ce matin, il nous ramène à une époque, le début des années 1980, caractérisée par l’orthodoxie financière et budgétaire comme chacun sait… Bien entendu, notre pays a le monopole d’une telle initiative qui apparaît parfaitement contradictoire avec tous les efforts consentis pour améliorer (un peu) notre attractivité fiscale.
Certains pourraient considérer qu’un emprunt obligatoire est préférable à une hausse des impôts. Certes, dans une première approche, c’est possible, d’autant que les impôts sont rarement provisoires. Mais du point de vue des finances publiques, on peut s’interroger. Il est déjà entendu qu’un emprunt public est plus coûteux que de recourir aux marchés financiers. Qu’en sera-t-il, dans ces conditions, du coût « administratif» de la mise en place de cet emprunt obligatoire ? Peut-il même être chiffré ? Ou bien faut-il accepter l’idée qu’à la manière de l’ISF il s’agira d’un emprunt « symbolique» qui coûtera plus, au final, qu’il ne rapportera ?
Le président de la République a pris une décision essentielle en décidant d’axer le plan de relance sur des dépenses d’investissement. Le choix de relancer les projets d’infrastructures, de recherche, d’enseignement supérieur est de nature à nous permettre, à l’occasion de la crise, de rattraper une partie de notre retard. Mais pourquoi faudrait-il recourir à des moyens détournés pour faire croire que cela n’aura pas de conséquences sur les prélèvements obligatoires ? Avec la baisse du prix du baril depuis un an et la prise de conscience écologique, n’aurait-il pas été plus logique de financer les futures lignes tgv par une hausse de la Tipp ? Il y a quelques mois, on nous expliquait avec raison que nous étions entrés dans l’après pétrole, il est sans doute temps de tirer toutes les conséquences de ce moment historique y compris sur le plan fiscal.
GLOBO (IN). loc. adv. lat.
En masse, sans examiner les détails.
Il faut prendre les choses in globo.
In globo, cela fait tant.
(Complément du Dictionnaire de l'Académie)