Quand le système de santé se grippe

In: Débats

30 oct 2009

Comme prévu il y a maintenant près de deux mois, le pic de grippe A se rapproche et la mobilisation semble enrayée. Les vaccins manquent et les publics prioritaires rechignent à passer à la piqûre. Après la psychose de septembre, la défiance d’octobre. Fort légitimement un rapporteur de la commission des finances de l’Assemblée nationale a voulu y voir plus clair et a trouvé porte close, preuve manifeste que tout n’avance pas comme sur des roulettes. Faut-il y voir un mal ? Les Français sont à la fois sceptiques et inquiets, avides de sécurité sanitaire et, en même temps, profondément réticents face à toute initiative de l’Etat trop intrusive dans la vie privée. Mais comme chaque fois l’incrédulité cédera dès que la menace se fera plus précise. D’ici quelques jours un flot de nouveaux convertis à l’intérêt du vaccin devrait se déverser sur le système de santé à mesure que les cas de grippe se multiplieront et que le décompte des victimes s’alourdira. C’est seulement à ce moment là que l’on pourra apprécier la pertinence et l’effectivité des mesures adoptées pour prévenir et combattre le fléau. Or l’expérience montre que si l’Etat est souvent un piètre communicant et un plus mauvais négociateur il est souvent le seul capable de répondre efficacement à une situation de crise. On sera vite fixé maintenant. Nul doute qu’un travail d’observation et d’évaluation de cette crise sanitaire s’impose en temps réel et c’est le Parlement qui doit pouvoir jouer ce rôle pour conjuguer distance et responsabilité dans la démarche.

1 Response to Quand le système de santé se grippe

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Tara

octobre 31st, 2009 at 21:51

Quelques remarques à propos de cet article.

d’une part, nous ne sommes pas en « situation de crise sanitaire» , ni en France (17 décès, et encore de personnes déjà malades dont on ne sait pas de combien de jours la grippe a diminué la vie).

Il n’y a eu que 1000 décès aux USA pour une population de plus de 310 millions d’habitants. (parallèlement 1500 à 3000 morts de grippe saisonnière en France par an). Savoir aussi que seuls 37% des testés sont positifs à l’influenza . Sur ces 37%,70% sont positifs au a(H1N1)v, soit 25% des testés… (ce qui veut dire que 75% des testés ne sont pas positifs au a(H1N1)v )

Ensuite, on sait que l’épidémie en hémisphère sud est quasi terminée sans avoir provoqué l’hécatombe promise à grands coups d’articles apocalyptiques!

Enfin, il est à remarquer que même les sites officiels ne donnent plus de chiffres mais des approximations basées sur la clinique et non la biologie. ce qui sur un plan scientifique est fort contestable.

D’autre part, je pense que vous savez que nous ne comptons pas les cas de grippe avérée, mais les cas « probables» .
or un syndrome grippal ressemble à s’y méprendre à un autre syndrome grippal! L’écouvillonage, cher, n’est quasi pas pratiqué (protocole très strict) et la clinique ne permet pas de déterminer la souche du virus!

Quoiqu’il en soit, pour un mois de septembre, les syndromes grippaux ne sont pas précisément beaucoup plus importants que d’ordinaire étant donné le climat que nous avons actuellement.
sans compter que ces « visites»  sont souvent faites pour des « rhino»  toutes simples!

Ensuite, nous ne manquons pas plus de vaccins que de masques (alors que nombre de médias ont fait un pataquès avec ce vrai/faux manque de masques) qui vont se périmer, comme se sont périmés ceux destinés à la grippe A(H1N5).
La campagne de vaccination, gratuite va démarrer incessamment.

J’adore, à ce sujet, ceux qui déplorent le retard pris pour cette campagne, tout en critiquant le temps très court des recherches cliniques et en refusant ensuite de se faire vacciner!

Je fais partie du « public prioritaire»  et ne me ferai pas vacciner.
non pas par peur du produit (même si lorsqu’on lit la notice, on peut se rendre compte que les effets secondaires « très fréquents»  et « fréquents»  ne sont pas des plus joyeux , au point de se poser la question du rapport bénéfices/risques).
je ne me ferai pas vacciner tout simplement parce que j’ai encore, mon autonomie et la possibilité de savoir ce que je veux.

Ce n’est ni au ministère de la santé, ni au gouvernement et encore moins aux parlementaires de décider de ce qui est bien pour moi!
Et comme je ne suis pas avide de sécuritaire sur le plan santé, vous comprendrez pourquoi je trouve ridicule ce besoin qu’a l’Etat de jouer la maman et le papa de ses électeurs!

C’est d’ailleurs ce tout sécuritaire qui amène une dégradation certaine de l’atmosphère de ce début de siècle!
Il suffit de constater l’aberration de certaines mesures devenues obligatoires telles que l’interdiction des oeufs autre que pasteurisés (en poudre ou en bouteille) dans les institutions (ehpad ou écoles), par peur d’une éventuelle salmonelle!
Et la taxe carbone, belle bêtise qui veut faire croire que l’homme peut être maitre du monde et du climat…(maître de la Vie?)

je me demande comment nous pouvons être en vie, là maintenant, parce que nos parents n’auraient jamais du pouvoir vivre assez longtemps pour nous permettre de naître!

Alors, non, ne mettez pas le Parlement dans le coup!
La dictature de la pensée, ça suffit!
il me semble que nous sommes capables de gouverner notre vie personnelle, notre mort, notre santé, seuls!

En tous cas, comme la loi Léonetti nous le propose, je demande tout arrêt de soins – et donc de vaccination-, quelle qu’en soit les conséquences pour moi!

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(Complément du Dictionnaire de l'Académie)

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